Réparation du repose bras d’une Dodge Challenger

Après pas mal de temps passé de ce côté de l’Atlantique, à me déplacer à la force de mes petits mollets sur mon singlespeed, j’ai finalement craqué pour la voiture de mes rêves…

Dodge Challenger

Ma Dodge Challengeeeeer!

Et oui, je fais des infidélités à l’Italie, mais tant qu’à être dans un pays où l’essence n’est pas chère et comme Dodge n’est pas distribué en France, ce n’est pas à mon retour que je pourrai assouvir ce fantasme !

Après il faut rester raisonnable quand même, j’ai donc tapé dans le marché de l’occasion, pour un modèle de 2010 dont je préfère le design (dat ass <3). Et puis bon on ne va pas trop me brusquer avec des fonctionnalités venues du futur, comme la clé sans contact, certains le savent bien. Bref, ma Challenger porte bien son nom, car il y a du boulot : elle a besoin d’un peu de soins et d’amour après avoir été si négligée ! Les gens sont sans pitié.

Après cette longue introduction, voici le défi du jour.

De toutes les Dodge Challenger que j’ai pu essayé, Dodge a vraiment merdé sur le repose-bras, car le loquet maintenant celui-ci au reste de la voiture était cassé à chaque fois. Ok, on parle de Muscle Car, pas de siège de bureau ergonomique. Mais le « clong » à chaque trou dans la route (et ici on cherche souvent la route parmi les nids de poule), parce que le couvercle ne tient pas, ça a tendance à énerver. Un petit tour sur Internet, et apparement la pièce coute plus de 300$, ce qui fait que les plus bricoleurs recyclent des ressorts de pince à linge quand les autres doivent se contenter de tenir le couvercle tout au long de leur trajet. Chance, elle n’existe qu’en boite automatique, ça libère une main.

Enfin, vous me connaissez si vous suivez ce blog, rien qu’un peu d’impression 3D ne puisse réparer !

Après avoir démonté le repose bras, me voici donc à prototyper rapidement. A l’origine, il semble que le ressort était assuré par une extension en plastique sous le loquet. Il devrait donc être facile de refaire une pièce en plastique qui viendrait remplacer celle-ci. En plus on a une vis reposant dans un trou borgne juste à coté : parfait pour servir de point d’ancrage à ma nouvelle pièce ! Mieux, il devrait être possible, en réfléchissant un peu, de faire en sorte que cette pièce se glisse simplement dans son emplacement, sans que l’utilisateur n’ait à démonter plus qu’une simple vis. Quel luxe.

Après une petite heure, j’arrive donc sur 2 designs possibles. L’un sera un peu plus couteux car plus gros, mais devrait permettre de s’affranchir d’éventuels problèmes si la pièce d’origine n’est pas cassée au même endroit que moi. Le second est plus petit, donc moins cher, et devrait donner un effet ressort plus fort. Je lance l’impression des 2 pièces et attend impatiemment, bercé par le CLANG CLANG de mon repose bras remonté en attendant.

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Une fois le paquet reçu, j’essaye. Et sans surprise, il y a un peu de déception.

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Détail

Détail

Aperçu de l'action de la plus grosse pièce, vue de l'intérieur.

Aperçu de l’action de la plus grosse pièce, vue de l’intérieur.

Mise en place de la pièce 2.

Mise en place de la pièce 2.

Les mesures sont à peu près bonnes, les pièces s’installent bien… mais l’effet ressort est un peu léger. Et la plus petite pièce n’est en fait pas en contact avec le loquet (j’ai négligé de prendre en compte le jeu dans l’axe du loquet).

Aussi, il semblerait que le crochet glisse dans son emplacement au lieu de s’engager fermement, comme s’il était usé.

J’en déduis qu’un redesign va être nécessaire. Je vais redessiner la petite pièce, l’allonger un peu. Je vais aussi faire une nouvelle itération de chaque version, en donnant un petit angle à la partie servant de ressort, afin d’accentuer la tension, pour voir.

Languette avec angle.

Languette avec angle.

Languette sans angle.

Languette sans angle.

Finalement, une pièce « coquille », venant se clipser autour du crochet, devrait permettre de résoudre le problème du crochet de fermeture, en proposant une plus grosse surface et une texture moins lisse que le crochet original.

Nouveau batch d’impression validé, et en attendant je hacke une des pièces imprimées avec des restes de plastique d’emballage et du pistocolle. Pas commercialisable mais ça marchera le temps qu’il faudra.

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Réception du nouveau batch, et si certaines pièces sont bonne il y a quelques ratés. Du fait de l’orientation de l’impression, j’ai une surface parfaite pour le logo de ma boite, comme toutes les faces étaient perpendiculaires… Malheureusement, je n’avais pas imaginé que la résolution de l’impression causerait un bel effet d’escalier (#pixelart) sur la surface servant de ressort. Cette surface devant être lisse pour que le loquet glisse dessus, il faudrait retravailler chaque pièce à la main, ou changer l’orientation de l’impression, au risque d’avoir une mauvaise finition sur une autre surface de la pièce. Bref, on jette.

Ces pièces présentent un effet d'escalier dû à la résolution de l'imprimante.

Ces pièces présentent un effet d’escalier dû à la résolution de l’imprimante.

Cependant la version retravaillée de ma petite pièce est parfaite ! Elle s’installe sans problème, et le ressort du loquet est désormais ferme et sans jeu.

La version finale de ma pièce assurant le ressort du loquet.

La version finale de ma pièce assurant le ressort du loquet.

Enfin, ma pièce « coquille » s’emboite parfaitement sur le crochet, malgré de sérieux doutes au moment de l’impression quant à mes mesures !

Version finale de la "coquille" du crochet.

Version finale de la « coquille » du crochet.

Coquille en place.

Coquille en place.

Pièce ressort en place, vue de l'intérieur.

Pièce ressort en place, vue de l’intérieur.

Ressort en place, vue de l'intérieur, détail.

Ressort en place, vue de l’intérieur, détail.

Une seule vis à remettre pour finir l'installation.

Une seule vis à remettre pour finir l’installation.

La coquille se glisse simplement en place.

La coquille se glisse simplement en place.

Installation terminée !

Installation terminée !

Un repose bras réparé !

Un repose bras réparé !

Et voilà ! Je vais pouvoir rouler sereinement, et comme je ne dois pas être le seul, je propose ces pièces sous licence OSHW :) Vous pouvez donc télécharger les fichiers STL ici et les imprimer vous même. Ou vous pouvez les commander directement sur ma boutique Shapeways si vous voulez faire simple et me soutenir un peu <3

latchSpringShapeways hookShapewaysV2.0

Ces pièces ont été créées pour la Dodge Challenger SE 2010, mais je pense qu’elles sont aussi compatibles avec les modèles SXT, R/T et SRT, pour les années 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014. En cas de doute, contactez-moi et on vérifiera ensemble !

Edit du 8 juillet 2018 : les fichiers STL de cet article ont été mis à jour pour inclure la version 2 de la coquille, qui améliore énormément le mécanisme de verrouillage.

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Amélioration de l’électronique d’une Jackson JS32T Randy Rhoads

Aujourd’hui nous allons voir comment améliorer une guitare électrique d’entrée de gamme, ma belle Jackson JS32T Randy Rhoads \m/

Jackson JS32T

Vivant en appartement et gratouillant désormais seulement pour le plaisir, vite fait, j’utilise beaucoup mes guitares électriques sans les brancher. Il faut dire aussi que tout sonne mou maintenant que je n’ai plus ma tête Engl toute lampes et le baffle associé. Bref.

A mon sens (c’est sujet à polémique), lorsqu’on choisi une guitare, d’autant plus quand c’est une guitare d’entrée de gamme où les bois utilisés sont beaucoup plus irréguliers, un des points les plus important est de faire attention à la sonorité du bois. Stevie en parle drôlement mieux que moi ici :

De fait, si la guitare a un son vraiment correct unplugged, cela se ressentira une fois branchée, notamment dans le sustain. Pour avoir eu une guitare haut de gamme dont les bois étaient daubés, je peux vous dire que peu importe l’élec dedans et ce dans quoi vous la branchez, ça ne fera pas des miracles.

Me voila donc avec une jolie guitare dont la lutherie est très satisfaisante pour le prix. Ok, les micros sonnent un peu asthmatiques mais pour mon usage c’est largement suffisant. On craquera pour des Seymour Duncan Nazgul quand on branchera la guitare dans autre chose qu’un iPhone.

Mais l’autre soir lors d’un petit boeuf entre amis, alors que je me branchais pour la première fois depuis longtemps, aucun son ne sors de l’ampli. J’accuse d’abord les câbles, puis l’ampli, puis le multieffet… Mais le coupable est la guitare.

Quand on est ingénieur, on ne se refait pas, et j’ouvre la bête. Jésus Marie Joseph.

Electronique JS32T: avant

The horror.

Aucun blindage que ce soit dans la cage électronique (bon si, le dos de la plaque est recouvert d’une peinture conductrice) ou les câbles puisque les tresses de blindage ne sont pas connectées, un record de boucles de masse (je ne vois pas où en rajouter), et quelques soudures franchement dégueulasses. D’ailleurs, mon problème de son semble provenir d’une soudure froide, aussi connue sous le nom “on dirait que c’est soudé mais en fait non”, sur un des fils reliant le potentiomètre de volume à la prise jack. Je fais aussi référence à ce type de problème sur mon poste sur la fabrication de mes enceintes.

Sur le côté positif, le switch et les potentiomètres ne sont pas super mauvais et les câbles utilisés semblent de bonne facture (le câble allant au jack est même un double brins blindés, même s’il est utilisé n’importe comment). Les micros ne permettant pas d’être splittés en simple bobinage, pas d’intérêt à acheter un autre switch ou un potard push/pull. Rien à racheter donc.

Je répare la maudite soudure selon la célèbre méthode de la rache et le reste de la soirée se passe sans encombre, mais je sais que cela va être difficile de dormir sereinement sans s’en occuper très vite.

Quelques jours plus tard, me voila donc à nouveau avec la guitare sur la table d’opération, AKA le canapé du salon. Mon atelier me manque.

Première étape, blinder la cage. Pour se faire, plusieurs écoles : papier cuisine alu (Top Chef), feuille de cuivre autoadhésive (les Princes du Tuning), peinture conductrice (M6 deco), ou le swag absolu si vous le faites faire à la feuille d’or par l’Atelier Or et Patine.

Maman étant sur un autre continent exit la feuille d’or, et considérant mes talents de peintre, j’ai opté pour la feuille de cuivre auto adhésive.

Application des feuilles de cuivre autoadhésives

Rien de bien difficile, juste attention à ne pas se couper avec le cuivre. Maintenant ma guitare a aussi mon ADN mais je ne pense pas qu’elle vaille aussi cher qu’une JEM Y2K. Dommage.

brootal

Ne pas oublier aussi de laisser un peu de feuille remonter et recouvrir une seule des vis de fixation de la plaque, afin qu’il y ait contact avec le blindage de la plaque lorsqu’elle est réinstallée. Contrairement à ce que j’ai fait, je recommande plutôt d’utiliser la vis du milieu de la plaque, mais ça marche aussi.

Blindage de la cage terminé

Ensuite, restons dans le blindage avec le câble de la prise jack.

La guitare étant dotée de micros passifs, le signal allant à la prise jack est très faible. Il est donc particulièrement sensible aux parasites. Il est ainsi indispensable d’utiliser un câble blindé, c’est à dire avec une tresse autour du “point chaud”.

On peut très bien utiliser un câble monobrin, et utiliser le blindage pour le retour du signal (la masse). C’est le cas de 99% des câbles de guitare vendus. Mais ce type de câble se comporte comme un beau filtre passe-bas.

Cette incroyable article explique tout ça bien mieux que moi, je vous en conseille la lecture.

Il est donc préférable d’utiliser un cable blindé doté de 2 brins identiques pour le signal, avec un blindage indépendant. Chance, c’est ce qu’on a ici. Mais notre tresse de blindage n’est reliée à rien (et la masse est reliée ici par le fil rouge, hérésie). Elle est donc à peu près inutile, et il est nécessaire de la relier à la masse. Attention toutefois, elle devra être reliée d’un seul côté (montage dit “masse flottante”) ! Si la tresse est soudée à la masse des deux côtés, on va se retrouver avec une boucle de masse, pouvant même introduire une belle ronflette si les 2 extrémités du câble ne sont pas au même potentiel.

Ok, dans ce cas, sur une distance de 20 cm, c’est clairement pinailler et je mets au défi quiconque d’entendre la moindre différence avec un cable monobrin blindé (: Mais on a tout ce qu’il faut pour faire ça bien ici alors pourquoi s’en priver ?

Le cable de la prise jack.

Dernière étape : supprimer les boucles de masse.

Une boucle de masse est un circuit où le courant peut emprunter différents chemins pour atteindre la masse. En audio, on essaye normalement d’être assez vigilant et d’éviter ces montages, car ils peuvent générer un buzz dont on se passerait bien. Pour remédier à ça, on utilise soit la technique du plan de masse (une couche de la carte est dédiée à la masse) dans le cas de cartes électroniques, soit de la “masse en étoile” (toutes les masses sont soudées en un même point) pour les assemblages par câbles. On opte évidemment pour la seconde ici, en regroupant toutes les masses sur le corps du potentiomètre de volume, par tradition.

Notre circuit passe donc de ça :

Câblage avant

À ça :

Câblage après

Pour la réalisation, il est nécessaire de démonter les switchs et les potards, car la température de soudure ferait fondre la plaque en plastique. Attention aussi à ne pas adopter une température de soudure trop élevée (j’utilise généralement 370 °C mais cela dépend de la soudure. Pour une soudure sans plomb il faudra monter plus) ou chauffer trop longtemps en ressoudant les micros. Je recommande de les souder en dernier.

On remonte le tout…

Ready !

Et on teste !

Hello darkness my old friend...

Malgré tous mes efforts, aucun son n’arrive à mon casque.

En rouvrant tout et après avoir testé le potentiomètre de volume au multimètre, les valeurs qu’il renvoie sont loin des 500k escomptés lorsqu’il est à fond. Ce qui signifie qu’il va falloir le changer. En attendant, il suffit de court circuiter le potentiomètre !

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Après un aller-retour au Guitar Center et quelques mois de procrastination.

Potentiomètre changé

Et voila, une guitare fiable et bien assemblée, libérée du buzz !

 

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iPhone 8 plus sous steroïdes

Avant toute chose je tiens à préciser que je pourrais être qualifié d’Apple Fan Boy. Depuis mon premier iPod en 2005, puis mon premier iMac en 2008, jusqu’à mon tout dernier MacBook Pro, Apple est ma marque sûre, je choisi leurs produits pour moi et les recommande / offre à mes proches car c’est la seule marque qui m’avait jusqu’à présent montré une telle fiabilité et ce niveau de support.

Mais depuis janvier 2018, je n’en suis plus si sûr.

J’habite aux Etats-Unis depuis presque 2 ans maintenant et bien évidemment, c’est là que j’achète mes appareils griffés d’une pomme. Car ils y sont évidemment outrageusement moins chers qu’en France et parce que l’Apple Store est à 5 minutes de chez moi.

Avant un petit mois de retour aux sources en France pour les fêtes de Noël, je décide, naïvement, de me prendre un bel iPhone 8 plus à l’Apple Store local. Il est tout neuf. Il est beau. Il est rapide. Et je l’emmène avec moi pour mon voyage.

10 jours d’utilisation et de festivités plus tard, je ne suis pas le seul à me sentir serré dans mes vêtements…

iPhone8Plus_1

iPhone8Plus_2

De part mon métier (ingénieur systèmes embarqués), je connais le problème. C’est même LE problème que l’on redoute quand on commercialise des appareils à batteries (demandez à Samsung). Celui qui vous plombe une image de marque. Autant dire que quand un client arrive avec ça, on gère l’affaire avec prudence et discrétion. Sauf quand vous êtes Apple apparemment.

Je ne panique pas et, confiant, organise un rendez-vous téléphonique avec Apple pour le lendemain matin.

Une heure au téléphone plus tard, je suis rassuré, j’ai un numéro de dossier, Apple envoie UPS récupérer mon téléphone endommagé sous 24h, et je dois en recevoir un neuf d’ici 7 jours, avec possiblement un geste commercial. Ca saoule, je dois ressortir le vieux téléphone, ça me bloque à la maison jusqu’à ce qu’UPS passe, mais ça ira.

Après la réinitialisation il a encore gonflé...

Après la réinitialisation il a encore gonflé…

Bloqué le vendredi, puis le samedi… Puis lundi soir, toujours rien. Surtout que je n’ai aucun signe de la responsable qui devait me rappeler lundi matin pour le geste commercial…

Vérification de ma boite mails, allons bon v’la aut’ chose.

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Et rien dans mes réparations, mon dossier semble avoir purement et simplement disparu.

A ce moment je commence à être passablement contrarié et je relance un nouveau rendez-vous téléphonique. Ce sera le premier de 4 appels ce jour là, dont un avec 29 minutes d’attente, pour un total de 3h00 au téléphone où l’on m’ouvrira autant de numéros de dossier, et où l’on me dit que je dois me rendre en Apple Store, puis que j’aurais UPS qui va repasser, puis qu’il faut vraiment que je prenne un rendez-vous en Apple Store (mon téléphone ayant été acheté aux USA, il ne peut pas être traité autrement, WTF) et que tout est booké pour une semaine. Premier rendez-vous possible à Paris (mon Apple Store le plus proche : 300 km…) samedi dans 5 jours. Je passe sur:
– les tentatives de l’opérateur à m’envoyer dans d’autres Apple Store à des dates où je lui ai patiemment expliqué une dizaine de fois que je n’étais pas disponible.
– les reproches qui me sont fait d’avoir acheté un téléphone aux USA (alors que je projetais de l’utiliser moins d’un mois par an hors du territoire américain).
– les suggestions intelligentes de reprendre l’avion pour les USA avec un téléphone s’apparentant à une grenade incendiaire.
– le fait que la gestion d’un téléphone potentiellement dangereux bien que neuf soit aussi prioritaire pour Apple France que guider madame Michu à transférer ses données iCloud sur son nouveau téléphone.

J’avale la pilule et fini par accepter un RDV à l’Apple Store du Louvre pour samedi, prend mes billets de TGV à 60 euros (premier weekend de soldes AKA grosse demande), et garde un oeil inquiet sur l’instrument incendiaire instable que je dois conserver chez moi.

Le samedi j’arrive à l’Apple Store (oui ma demande de réparation par UPS a également été annulée sans explication) où j’attends patiemment mon tour.

Dans la file d'attente je me rends compte que ça a encore gonflé depuis la semaine passée...

Dans la file d’attente je me rends compte que ça a encore gonflé depuis la semaine passée…

Au début cela se présente bien… Jusqu’à ce qu’on me dise « mais votre téléphone a été acheté aux USA, on n’a pas de modèle à vous échanger ! Il faut vous le commander, vous reviendrez le chercher quand il sera là dans environ 3 jours ». Parce que j’ai manifestement d’autres journées à sacrifier et que je touche les billets TGV gratos.

Là, outre le fait que sérieusement, Apple avait tous les éléments et qu’un téléphone aurait pu être expédié là bas en préparation de mon rendez-vous depuis 5 jours que celui-ci était planifié, je suis quand même dans le plus grand Apple Store de France. Des iPhones 8 plus, il y en a probablement 500 en stock à moins de 20 m. Et si je ne trouve pas de téléphones couverts par une garantie internationale dans une des villes les plus touristiques du monde, il y a manifestement un énorme soucis. Par ailleurs, pendant les 2h où je reste à l’Apple Store, je vois tout les gens autour de moi, arrivés avec des problèmes légitimes sur de vieux iPhone, repartir avec un téléphone neuf. Ironie quand on vient avec un téléphone présentant un vice majeur de fabrication, et neuf de surcroît.

Et bon me sortir l’excuse du « c’est un téléphone américain qui pour des raisons de fiscalité doit être échangé par un modèle américain », ça me fait doucement marrer pour une boite passée experte dans l’optimisation fiscale en Europe. BREF.

Pause nécessaire à ce point : je ne blame pas l’Apple Store ni ses employés, qui n’ont manifestement aucune liberté de gestion des cas hors grille, et qui doivent passer par le service téléphonique d’Apple Care eux aussi. Une heure, ça me rend dingue, eux doivent le faire toute la journée.

Sur la table du Genius Bar... Après quelques minutes de fonctionnement, les clips plastiques qui retiennent l'écran sont en train de rompre sous la pression...

Sur la table du Genius Bar… Après quelques minutes de fonctionnement, les clips plastiques qui retiennent l’écran sont en train de rompre sous la pression…

Il est grand temps de le mettre dans un sac de sable.

Il est grand temps de le mettre dans un sac de sable.

Je fini par laisser mon iPhone maudit (un risque de blessure ou d’incendie en moins) avec la promesse d’avoir le nouvel iPhone expédié gratuitement à mon domicile. Frustrant de repartir encore sans téléphone, mais après 2h de combat je sais que je n’aurais pas mieux. Quant à un éventuel dédommagement, un responsable Apple Care doit me recontacter le jeudi.

Retournement de situation 1h30 plus tard lorsque prêt à prendre mon train, l’Apple Store me téléphone pour me signaler qu’un iPhone de remplacement vient d’être reçu (!). Je peux donc passer le chercher.

C’était probablement la traversée de Paris la plus rapide jamais effectuée. Je parviens à récupérer le nouvel iPhone, repars dans l’autre sens et saute dans mon train, appréciant tout de même que l’Apple Store du Louvre, vis à vis de la situation et de sa liberté de manoeuvre, a manifestement fait de son mieux et je suis reconnaissant à ses employés et son responsable.

C’est un peu apaisé que je prends l’appel d’Apple Care le jeudi. Ca ne va pas durer.

A ce stade j’étais prêt à passer sur les 7h perdues et les frustrations, si tant est qu’Apple soit prêt à faire un geste couvrant mon billet de train. Quelle naïveté.

Assez rapidement, j’apprends que l’opératrice n’a aucun pouvoir et que le seul geste qu’elle est autorisée à faire est de m’offrir une coque de protection. Evidemment, j’en possède déjà une, et pas moche comme les officielles au passage. Valeur 45 euros. Même pas une extension de garantie, même pas le chargeur sans fil à 60 euros (et qui doit leur coûter 10 euros) que je leur demande. Apple Care se paie ma tête encore une fois. Hors de question d’accepter.

On est d'accord que c'est moche ?

On est d’accord que c’est moche ?

J’aurai beau tout essayer, impossible de parler à son responsable ou d’avoir le nom de ce dernier. Bien planqué derrière leur service d’opérateurs qui se font engueuler pour eux.

L’opératrice m’encourage à remplir le formulaire de satisfaction qui va m’être envoyé pour faire évoluer les choses. Préparant mon voyage de retour aux USA, puis attaquant le travail, je ne pourrai pas prendre le temps d’ouvrir le questionnaire à sa réception. Quand j’essaye 10 jours après, le formulaire n’est plus accessible.

TropTard

Comme il ne m’est pas possible d’être écouté en privé, j’en suis réduit à écrire cet article qui saura je l’espère trouver son chemin vers le N+1 qui va bien. Et si je n’attends plus rien d’Apple, j’espère que cette petite publicité aura au moins le mérite de leur faire prendre conscience de la qualité déplorable de leur garantie au niveau internationale. J’ai la chance de connaître un peu les risques et les procédures dans ce genre de situation, mais je n’ose pas imaginer un touriste lambda avoir ce genre de déconvenue dans un pays dont il ne parle pas la langue et qui n’a pas comme moi un mois devant lui avant de reprendre l’avion.

En tout cas, pour mon prochain téléphone je vais peut être passer chez Samsung. Eux au moins savent gérer le retour de leurs produits !

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Réparation d’un Mesa Boogie Triaxis

Avant-propos :

Mettre ses doigts dans un appareil à lampes, c’est risquer de mourir électrocuté. A vos risques et périls, je ne peux pas être tenu responsable.

Mode Erreur

Un collègue de bureau avec qui je joue de la guitare de temps en temps viens me voir un soir, avec un Mesa Boogie Triaxis malade. Apparemment, ce préampli légendaire fonctionne bien pendant environ un quart d’heure, puis tombe en mode erreur, et ses afficheurs numériques (non pas digitaux !) se parent d’un lugubre « .3″ signifiant d’après la doc « Err ».

Une petite recherche sur le net me montre que le problème est relativement courant, mais je n’ai trouvé personne offrant une réelle solution autre que le retour à l’usine Mesa Boogie, pour la bagatelle de 400 dolz.

Allons, un préamp format rack des années 90, ça ne doit pas être bien compliqué à démonter et réparer !

Le voici rapidement sur la table d’opération, avec les précautions adéquate quand on ouvre le bide d’un machin à lampes (hautes tensions, coiffures afros, mort, tout ça).

Triaxis Guts

Sans surprise, le truc est fait pour être ouvert, donc le diagnostic de base n’est pas difficile. Toutefois, le démontage intégrale semble être plus rude, espérons qu’on n’ait pas à en arriver là.

Les symptômes et les commentaires vus sur Internet faisant référence à une panne de micro-contrôleur, je suis quasi sûr que le problème n’a rien à voir avec la partie analogique, que j’ignore donc, et je me concentre sur la partie numérique.

Visuellement, tout semble ok. On voit une bonne quantité de condensateurs tantales, qui pourraient commencer à faiblir vu l’age, mais rien de flagrant. Reste cette zone protégée par une cage de Faraday, qui doit abriter les micro-contrôleurs.

Got the micro?

Effectivement sous le capot, la puce Triaxis et des controleurs Z80, que j’espère intacts.

Z80 and Cie

Et en regardant bien, on voit qu’un condensateur tantale, C18, fuit comme une Peugeot et IC11 s’est déguisé en Renaud dans Germinal.

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IC 11 est un TL7705ACP, qui se trouve être un contrôleur d’alimentation. Et sa tension de référence est justement découplée par le condensateur qui fuit… Il est fort probable donc qu’il parte en erreur rapidement, ce qui pourrait expliquer l’erreur affichée sur le panneau avant du Triaxis !

Il est donc nécessaire de commander un TL7705 de remplacement et un condensateur au tantale de 100 nF.

Quelques jours plus tard, les composants sont reçus et j’appelle mon collègue. 40 minutes avant mon train, ça passe pour réparer ça !

Je commence par retirer les composants endommagés, en coupant les pattes une par une, il est ensuite facile de les déssouder individuellement. Ensuite, on nettoie les coulures / jus de condensateur et les traces de carbone.

snapsnap

Cette partie du circuit étant sensiblement brulée par endroit, je n’ai pas trop envie de ressouder directement les composants ici, en tout cas certaines pattes. Tout simplement parce que cette zone est difficile à chauffer, et que les pistes peuvent être coupées et la soudure ne pas prendre correctement. Notamment, la patte 6 du TL7705, qu’il va falloir que je reprenne ailleurs.

Je vérifie ensuite au multimètre que les connexions, une fois les composants retirés de la carte, sont sans surprise (GNC et VCC, Vref, etc…). Il faut essayer de comprendre comment tout est connecté, en s’aidant des schémas de référence de la documentation du composant. La partie la plus surprenante est encore une fois cette patte 6, NRESET, qui semble connectée à la masse directement, contrairement aux recommendations de la documentation du composant. Cependant, en vérifiant les pistes de l’autre côté de la carte électronique, mon multimètre a raison. Je vais donc le reconnecter de la même façon et faire confiance aux ingénieurs de Mesa Boogie (même si moi j’aurais bien mis une resistance de 10 kOhms).

Beurk

Esthétiquement, c’est très moche. Probablement une de mes réparations les plus affreuses ! Mais cela me permet d’éviter de démonter totalement la carte et ne devrait avoir aucun impact sur le son.

Quelques vérifications supplémentaires au multimètre, et je décide de brancher la bête.

Pas de fumée bleue qui pue, pas de dégagement de chaleur inattendu… Et surtout pas d’erreur affichée !

Tadaaa

Coût de la réparation : < 2 $.

La bête tourne depuis 2 semaines sans broncher, et mon collègue est content :)

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Un Magic Keyboard sans douleur ?

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Je passe en moyenne 14 h par jour devant un ordinateur… A ce rythme, une mauvaise posture ne pardonne pas et les douleurs apparaissent très vite. Je me suis donc rapidement intéressé à ce qui se faisait dans le monde de l’ergonomie et je suis toujours à la recherche du périphérique comfort qui me permettra de geeker en toute sérénité.

Pour les longues journées de travail, je suis un grand fan du Microsoft Ergonomic Keyboard 4000, et je retournais sur le clavier filaire Apple le soir. L’alternance de posture permettant de soulager pas mal les muscles.

Mais lorsque j’ai traversé l’Atlantique et ait posé mes valises, passant au tout Apple, j’ai vite déchanté lorsque j’ai cherché un clavier ergonomique, compatible Mac, AZERTY, et disponible aux USA. Le mieux que j’ai trouvé sur place, c’est un Magic Keyboard en AZERTY, mais ça reste une horreur d’ergonomie utilisé plus de 4 h par jour.

J’ai hésité à sortir le Dremel pour lui faire une forme en V… Mais le doter d’un angle négatif, dont les bénéfices sont couramment acceptés par les ergonomes, était plus facile et moins définitif.

J’ai donc sorti le logiciel de CAO à nouveau, pour créer une paire d’accessoires à clipser sur le Magic Keyboard, le dotant instantanément d’un angle de frappe négatif de -6,8°.

2 semaines plus tard, le résultat arrive dans ma boite aux lettres… Et les premiers jours d’utilisation sont vraiment enthousiasmants !

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On n’est certes pas encore au niveau d’un véritable clavier ergonomique, mais c’est toujours ça de gagné, et vos petits poignets seront d’attaque pour des parties de babyfoot endiablées.

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Si vous aussi vous souhaitez épargner vos petites mains, vous pouvez commander ces adorables accessoires à clipser sur ma boutique Shapeways.

Et comme tout le monde doit pouvoir préserver sa santé et accéder à des périphériques ergonomiques, les iErgo Keyboards de Brimbelle Lab sont sous licence OSHW (Open Source Hardware) et le fichier stl peut être téléchargé ici, pour l’imprimer vous même ou le modifier.

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Pimp my cable

Vous suez à grosse goutte quand le câble d’alimentation de votre ordinateur portable est branché de l’autre côté de l’allée au Starbuck, et le carrelage blanc cache sournoisement le chausse-trappe de fil immaculé tout propre de votre nouveau Macbook (RIP MagSafe) ? Vous avez un hub USB 42 ports dont tous sont occupés, et pour faire de la place vous avez débranché LE câble de votre disque dur qui était en train de couper-coller (erreur fatale) votre répertoire de sauvegarde contenant une heptachiée de sous-dossier ?

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J’ai la solution à vos déboires.

Après avoir envisagé la peinture (risque de craquelures), le scotch d’électricien (ou comment avoir un cable tout collant dégueu irrécupérable agglomérant tout ce qu’il y a de plus immonde dans une ville, tel une voie de métro parisien), j’ai conçu ces petits clips à imprimer en 3D, dans toutes les couleurs de l’arc en ciel.

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Faites une faveur à votre tranquillité d’esprit et offrez-vous donc ces adorables petits accessoires, vendus par pack de 30, sur ma boutique Shapeways, en 3.0mm (pour câble de 3,0 à 3,7mm) ou en 3,5mm (pour cable de 3,5 à 4,4mm).

Version câble d’iPhone à venir !

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Et en plus, plus personne n’embarquera votre chargeur par inadvertance en salle de réunion.

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New York – 1

Un aperçu de mes aventures à New York…

Plus d’activité photo sur mon instagram !

9-11 memorialTrump tower

Flatiron

Williamsburg

DUMBOny2016-1-11

Pont de Brooklyn

Brooklyn Museum

Chambers Street Subway Station

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L’impression 3D ça rox.

Ayant un très mauvais sens de l’orientation, et de fait une tendance lors de mes sorties à vélo à passer plus de temps arrêté sur le bas coté à essayer de savoir pourquoi je suis à 5km de la route prévue qu’à rouler, je me suis acheté un compteur Rox 10.0 de chez Sigma. Lorsque je suis parti pour mon long séjour à New York, il était bien évidemment dans mes bagages.

Mais une fois sur place je me suis aperçu que les supports adaptés ne sont pas aussi disponibles ici qu’en France. En fait le seul support que j’ai trouvé n’était pas adapté à mon guidon de 27 mm, et un peu cher (20$). Alors qu’en France on trouve un autre modèle moins cher, et plus polyvalent.

Un système de fixation fait maison aurait été réalisable assez facilement à la main, mais je n’ai pas vraiment emporté mon atelier avec moi. Je me suis donc tourné vers l’impression 3D.

Après une heure sous mon logiciel favoris, et quelques doutes en prenant des mesures sans pied à coulisse, voici le résultat !

Premier rendu 3D

Concernant la matière, pas de problème particulier pour cette pièce. Un ABS standard est parfaitement adapté. Il faut juste être vigilant sur la résistance à l’eau, surtout si votre biclou dors dehors !

En espérant recevoir ma commande rapidement j’ai commandé local (c’était sans compter sur US Postal qui met 5 jours pour livrer un paquet expédié à 10 km de là…), en passant par Shapeways.

Enfin !

Monté sur le compteur.

Rendu en plastique blanc poli.

Rendu en plastique violet poli.

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Le modèle permet de fixer le compteur perpendiculairement ou parallèlement à la barre (potence ou guidon), à l’aide de 2 colliers de serrage standards (rilsans de moins de 5 mm de large). Pour les montages plus exotiques, j’ai également prévu un perçage pour 2 vis M2 à tête fraisée.

Avec les rilsans en place. On peut également ajouter un morceau de double face épais en dessous, ou un morceau de guidoline.

Et voilà le résultat monté sur le vélo !

Le support en place.

... et avec le compteur installé !

J’ai fais quelques modifications au fichier imprimé, pour permettre de fixer le support sur des pièces plus larges, comme les potences a-head.

La dernière version du fichier.

Le fichier de cette pièce est disponible ici si vous disposez d’une imprimante 3D, ou directement sur ma boutique shapeways : https://www.shapeways.com/product/J27KBDFCB/sigma-rox-10-support-oshw.

Pour ce que ça vaut je mets cette pièce à votre disposition sous licence Open Source Hardware… Mais si vous ne commandez pas par ma boutique Shapeways et que cette pièce vous est utile, j’apprécie votre soutien tel qu’un petit geste par Paypal ou un gentil commentaire !

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Lost in translation

J’adore la langue française (même s’il m’arrive de la malmener parfois).

Jusqu’à présent, j’étais très attaché à écrire ce blog dans ma langue natale uniquement, espérant contribuer à la faire remonter dans le classement de l’Internet mondial où elle peine à être 8ème. (sources: Wikipedia)

Mais laisser ma flemme mes croyances l’emporter, c’est me cantonner à 3% des utilisateurs du web. Et j’espère que ce site pourra intéresser d’autres personnes à travers le monde.

Aussi, je me lance à proposer une version anglaise du blog, disponible un peu plus haut, à droite, mais si, le petit drapeau avec marqué English à côté.

Les articles seront traduits progressivement, du plus récent au plus ancien. Quant aux nouveaux posts, pas d’inquiétudes ! Je compte bien défendre les fromages qui puent en les écrivant aussi en français !

 

 

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